Que sont les parasomnies?

Les parasomnies sont des phénomènes physiques, comportementaux ou sensoriels indésirables qui surviennent lors de l’endormissement, pendant le sommeil ou lors de réveils partiels. Selon leurs manifestations précises, leur fréquence et leur intensité, les parasomnies peuvent être considérées comme des phénomènes normaux du sommeil, en particulier lorsqu’elles se produisent pendant l’enfance, et peuvent ne pas avoir d’impact significatif sur la qualité ou la quantité du sommeil, ni sur le fonctionnement diurne. Bien que certaines parasomnies (par exemple, la paralysie du sommeil isolée récurrente, les gémissements liés au sommeil) puissent causer relativement peu de détresse durable, d’autres (comme les cauchemars, le trouble du comportement en sommeil paradoxal, le somnambulisme, les terreurs nocturnes) peuvent avoir des conséquences importantes, notamment une détresse psychologique marquée, des blessures auto-infligées et des perturbations du sommeil chez le patient, ainsi qu’un mélange d’inquiétude et d’appréhension chez les membres de la famille.

Qu’est-ce que la narcolepsie ?

La narcolepsie est un trouble du sommeil caractérisé par une somnolence diurne excessive, une paralysie du sommeil, des hallucinations hypnagogiques (visuelles et/ou auditives) et, dans certains cas, une cataplexie, soit une perte soudaine du contrôle musculaire. Le trouble débute généralement durant l’enfance ou l’adolescence et affecte environ 0,04 % de la population générale. La narcolepsie avec cataplexie (connue sous le nom de type 1) est causée par la perte des neurones produisant l’hypocrétine. L’hypocrétine est un peptide qui joue un rôle clé dans la régulation de l’éveil (cycles veille/sommeil).

Bien que le diagnostic de la narcolepsie avec cataplexie soit relativement simple, celui de la narcolepsie sans cataplexie (type 2) peut être plus difficile. Même s’il n’existe actuellement aucun remède pour ce trouble, des traitements combinant des ajustements du mode de vie et des options pharmacologiques peuvent considérablement améliorer les symptômes.

Il existe plusieurs ressources en ligne pour les personnes atteintes de narcolepsie, notamment le Narcolepsy Network et Wake up Narcolepsy.

Je me suis réveillé, j’avais les yeux ouverts, mais j’étais incapable de bouger. Est-ce que c’est de la paralysie du sommeil ?

Très probablement. La paralysie du sommeil est l’incapacité de bouger un muscle volontaire lors de l’endormissement ou du réveil (par exemple, après un sommeil paradoxal), tout en étant subjectivement éveillé et conscient (yeux ouverts et conscient de son environnement). Les épisodes, qui peuvent être extrêmement effrayants, peuvent durer quelques minutes et se terminer spontanément ou être interrompus par un bruit ou un autre stimulus externe. La paralysie du sommeil est souvent accompagnée de peur, d’hallucinations hypnagogiques et de sensations d’un réalisme intense. Un article de revue portant sur plus de 36 500 personnes a révélé un taux de prévalence à vie d’environ 7,5 % dans la population générale, 28 % chez les étudiants et 32 % chez les patients psychiatriques. D’autres études, cependant, suggèrent des taux de prévalence considérablement plus élevés dans la population adulte générale.

La paralysie du sommeil peut s’accompagner d’une gamme d’expériences angoissantes pouvant impliquer des images visuelles, auditives ou tactiles. L’une des expériences les plus courantes et effrayantes est celle de la présence ressentie (c’est-à-dire la sensation distincte qu’un autre être sensible, humain ou non, est présent dans la pièce). Cette présence ressentie est généralement perçue comme terriblement malveillante. Les épisodes de paralysie du sommeil ont été décrits à travers l’histoire et dans différentes cultures, donnant lieu à une riche et variée représentation de l’expérience elle-même ainsi que de la nature de ces forces et présences maléfiques.

Parmi les techniques pour interrompre la paralysie du sommeil, on peut citer le mouvement des extrémités et l’auto-surveillance (augmenter la conscience de soi, favoriser le calme). Des preuves suggèrent que tenter de petits mouvements (par exemple essayer de bouger les orteils ou les doigts, cligner des yeux, bouger la langue) est nettement plus efficace que d’essayer de bouger les bras, les jambes, le torse, ou d’essayer de se lever ou de crier.

Si vous souhaitez en savoir plus sur l’histoire de la paralysie du sommeil, vous pouvez consulter cet article récent de The Atlantic, ou cette entrée en ligne. Vous voulez encore plus de faits sur la paralysie du sommeil ? Vous en trouverez 7 ici.