Les résultats de diverses études concordent avec l’idée que les rêves tendent à refléter le contenu des pensées et des préoccupations de la vie éveillée. Par exemple, des recherches ont montré que la fréquence des rêves désagréables (comme les mauvais rêves et les cauchemars) chez des adultes par ailleurs en bonne santé est liée à leur niveau de bien-être, que le contenu des rêves réagit à des stresseurs naturels ou induits en laboratoire, que certains traits de personnalité sont corrélés à des contenus oniriques spécifiques, que les caractéristiques topographiques et sensorielles des rêves rapportés par les personnes aveugles de naissance sont cohérentes avec leur façon d’expérimenter le monde dans l’état de veille, et que les réseaux sociaux dans les rêves — c’est-à-dire la structure des relations directes et indirectes entre les personnages — présentent les mêmes propriétés que les réseaux sociaux réels du rêveur.

De plus, le fait que les contenus des rêves d’enfants évoluent en fonction de leur développement cognitif éveillé renforce également l’idée que les contenus des rêves et ceux de la pensée en état de veille sont continus.