En effet, certaines le sont. Des études ont montré que les gens rêvent rarement d’activités à forte composante cognitive telles que la lecture, l’écriture ou l’utilisation d’un ordinateur, même s’ils y consacrent une grande partie de leur journée. De la même manière, certaines activités ou préoccupations quotidiennes comme les trajets domicile-travail, les repas ou les soucis financiers apparaissent rarement dans les rêves. À l’inverse, les situations sociales et interpersonnelles sont très fréquemment présentes dans les rêves, et ce, de manière disproportionnée par rapport au temps réellement consacré à y penser pendant l’état de veille.
Il existe également des données montrant que les pensées de la vie éveillée peuvent avoir un impact plus important sur le contenu des rêves que les événements physiques eux-mêmes. Par exemple, penser ou fantasmer à propos d’activités sexuelles est plus fortement associé à la survenue de rêves érotiques que les expériences sexuelles vécues dans la réalité. Ainsi, le contenu des rêves semble être davantage en continuité avec les pensées de la vie éveillée qu’avec les événements vécus eux-mêmes.